Bartu Ozsoy, Violon
Cassandra Teissèdre, Alto
Maïa Xifaras, Violoncelle
Thom Poirier, Piano
En partenariat avec le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris – Etudiant.e.s du département des disciplines instrumentales classiques et contemporaines
Le Quatuor Lunaris
Fondé en 2024, le Quatuor poursuit actuellement un master de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, dans la classe de Claire Désert, François Salque et Louis Rodde. Il a suivi des masterclasses auprès de Bertrand Chamayou, Jean-François Heisser, Jean Sulem ou encore Pauline Sachse. Son répertoire s’étend de Mozart à Donatoni, traduisant un intérêt pour des styles et esthétiques variés.
Sélectionné à l’académie du Festival Ravel 2025 ainsi que pour la saison 2025-2026 de l’association Jeunes Talents, il est également invité à se produire par Pierre Bleuse et d’autres personnalités du monde musical.
Programme
W.A. MOZART, Quatuor avec piano n°1 en sol mineur K.478
G. FAURÉ, Quatuor avec piano n°1 en do mineur op. 15
Présentation du programme
Deux œuvres, deux époques pour ce programme, mais un même élan intérieur : celui d’un esprit aussi contrarié qu’épris de noblesse, en quête de paix et de lumière. Le Quatuor avec piano n°1 en sol mineur K. 478 de W.A. Mozart s’ouvre sur une texture grave, teintée de doute et d’une pointe de fatalisme, avant de laisser surgir cette lumière et cette candeur mozartiennes si reconnaissable. L’Andante apporte ensuite une douceur toute opératique, où la tendresse semble dissiper les ombres. Le Rondo final, vif et joyeux, libère complètement le dialogue entre piano et cordes dans une atmosphère de fantaisie retrouvée.
Chez Gabriel Fauré, le Quatuor avec piano n°1 en do mineur op. 15 débute au contraire par une énergie puissante et un aquatisme tempétueux, évoquant un paysage marin déchaîné. Après ce tumulte initial, la musique trouve un premier apaisement, bientôt prolongé par un Scherzo d’une grande fraîcheur et d’un Adagio profondément expressif et solennel. Le Final reprend à son compte le tumulte initial, et mène à une conclusion triomphante, comme une reconquête de l’affirmation de soi et de la lumière intérieure.
Ces deux chefs-d’œuvre montrent ainsi toute la richesse expressive du Quatuor Lunaris, qui met en valeur autant la virtuosité que les capacités instrumentales de ses interprètes.
